LES TOURNAGES FONT RAYONNER LA FRANCE À L’INTERNATIONAL

Publié le 02.12.2016
Tournages
Laura Lee Moreau

La diffusion d’une œuvre cinématographique promeut la notoriété du territoire où elle a été réalisée et génère des retombées économiques. 

"Pour 1 € investi par une collectivité dans une production," détaille Daphné Bruneau, cheffe du service de l’action territoriale au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), "les retombées économiques issues du tourisme sont évaluées à 1 € supplémentaire. La dernière étude évalue les retombées directement liées aux tournages en région à 33,7 M€ par an (hors Ile- de-France et DOM) sur la période 2011-2013." 

Et les exemples sont nombreux où les décors naturels et les monuments (historiques ou industriels) mis en valeur dans une production, deviennent des pôles d’attraction, à l’instar de la ville de Bergues, qui a doublé sa fréquentation à la sortie de Bienvenue chez les Ch’tis, en 2008, conduisant l’office de tourisme à créer un circuit "Ch’tis Tour". 

"Les touristes étrangers aussi sont influencés par la  filmographie des lieux", constate Caroline Julliard-Mourgues chez Film France, dont l’action, avec son réseau des commissions du film réparties en 41 bureaux, consiste à développer les tournages. "Une étude de 2004", explique Caroline Julliard-Mourgues, "a mesuré l’impact auprès des touristes étrangers des images de la France vues dans les films et a révélé que 62% des sondés avaient été favorablement influencés par des films qu’ils avaient vus dans les trois ans précédant leur séjour en France. L’impact est important sur les Britanniques, les Américains, les Russes et les Japonais."

Le marché indien (qui ne faisait pas partie de l’étude de 2004) est en cours d’analyse. « Le potentiel sur le public indien est considérable », avec, pour exemple, la bande-annonce de Befilkre, tourné cet été à Paris, en Picardie et sur la Côte d’Azur, "vue plus de 16 500 000 fois, seulement trois jours après sa mise en ligne!", souligne Caroline Julliard-Mourgues.